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De nombreux sites d'enchères en ligne, comme e-bay, proposent des photos et des magazines vintage. Assurez-vous d'abord que l'article que l'on vous propose est bien vintage. Pour les puristes, un tirage vintage est un tirage contemporain de la prise de vue. Par extension, sont considérés comme vintage tous les tirages anciens, qui peuvent dater de plusieurs années après la prise de vue, comme l'ont beaucoup pratiqué les studios de "physique". En revanche, éviter les tirages modernes (on parle de photos originales, lorsqu'obtenues par tirage d'après les négatifs d'origine), sauf s'ils sont à tout petit prix. Beaucoup de copies circulent, alors méfiez-vous. Les tirages vintage portent en règle générale - mais il y a des exceptions - le cachet du photographe : cachet imprimé et/ou signature autographe ou non au verso ; timbre sec, difficilement visible sur une image sur internet ; cachet au recto, intégré à l'image au moment du tirage. Regardez ensuite attentivement, outre la taille, l'état de l'article proposé. Les bons vendeurs le précisent, d'autres n'en disent quasiment rien. N'hésitez pas à poser des questions. Les risques principaux sont la décoloration accidentelle ou due au temps, les déchirures ou les pliures, les tâches, trous etc. Pour les magazines, les risques sont l'absence de pages, les pages incomplètes, la rouille des agrafes, les déchirures etc. Enfin, pensez à vérifier le montant des frais d'envoi, qui peut s'envoler chez les vendeurs indélicats. Sachez que rien ne vaut un achat de visu, dans une galerie (cf mes liens favoris) et n'attrapez pas la fièvre acheteuse, qui peut vous faire enchérir à des niveaux élevés pour des photos qui vous décevront une fois chez vous. |
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Les photographies comme les magazines s'altèrent avec le temps ; vous pouvez lutter contre les effets du veillissement en observant des règles simples. "Les photographies sont les documents les plus délicats à conserver. En effet, elles sont très sensibles aux conditions atmosphériques, à la pollution, au contact manuel, et plus particulièrement à un mauvais conditionnement. Ces dégradations sont faciles à constater." (source : www.atlantis-france.com) La manipulation doit être faite avec soin ; évitez de mettre les doigts sur une photo et prenez-la par les coins ou les côtés. Pour une sécurité maximale, mettez des gants (les gants professionnels, de coton, sont blancs). Si les marques de doigts se voient moins sur un magazine, elles n'en sont pas moins à éviter : le papier se graisse, se salit etc. Dans tous les cas, lavez-vous les mains avant de toucher à quoi que ce soit auquel vous tenez un tant soit peu. La conservation est également à organiser avec soin. Les photographies en couleur sont exigeantes : une température de 2°C, une humidité relative comprise entre 30 et 50%. En clair, si vous voulez bien faire, c'est d'une chambre froide qu'il faut disposer ! Les photographies en noir et blanc sont plus faciles à conserver par des non-spécialistes. Elles se satisfont en effet d'une température comprise entre 18 et 20°C. Les deux ennemis des photographies sont donc le climat mais aussi la lumière. Le mieux est de conserver les photos dans des boîtes ou dans des classeurs comprenant du papier non-acide (c'est essentiel) et dans des pochettes en plastique chimiquement neutre (en polyester). "Jusqu’au milieu du XIXe siècle, le papier était fabriqué à partir de chiffons. Cependant, au début de l’ère industrielle, sa composition est modifiée par l’utilisation massive de pâtes de bois et de colophane dans l’encollage. Ces éléments provoquent l’apparition d’acide, et par là-même, l’autodestruction du papier. La nécessité de fabriquer du papier de longue conservation est donc devenue évidente. C’est d’abord en Grande-Bretagne, puis aux États-Unis que des papetiers commencent à produire ce type de papier sans que des règles précises soient établies. Les normes qui définissent le papier permanent ne datent que de 1975." (source : ibid) Le papier non acide est dit papier alcalin (i.e. au pH supérieur à 7) ; mais ne convient pour la protection des photographies qu'un papier très particulier, au pH 7, sans tampon alcalin. Il faut mieux employer les pochettes en polyester. "De toutes les protections transparentes, seul le polyester offre les garanties de longévité et de stabilité chimique exigées pour la conservation. Il résiste à la plupart des acides et aux solvants. Il est plus transparent que le verre. Son point de fusion est à 250 °C. Parmi les autres transparents : les transparents en PVC sont à éliminer, les polyéthylènes et les polypropylènes sont quelquefois utilisés en raison de leur faible prix de revient, mais ils n’offrent pas la sécurité du polyester et leur comportement à long terme n’a pas été confirmé." (source : ibid) Des fabricants de fournitures de bureau ainsi que des magasins pour photographes proposent une gamme "musée" qui répond à ces normes impératives. Ce matériel est cher mais l'investissement vaut la peine. Rangez le tout à plat dans des tiroirs et des armoires à l'abri de la poussière, loin d'un radiateur ou d'une fenêtre, hors de la portée du chien ou du chat ! Et ouvrez de temps en temps pour aérer et vérifier que tout va bien. Les négatifs réclament quant à eux une obscurité totale.... et vous savez sans doute déjà que les diapositives finissent par passer. Le mieux est donc de ne pas en acquérir ou, si vous ne résistez pas au plaisir (je suis dans ce cas), de les numériser à l'aide d'un scanner domestique (il y en a de très bons, qui sont dotés de systèmes de numérisation des négatifs et des diapositives, pour moins de 150 euros). La numérisation permet ainsi la conservation ; c'est aussi un moyen de diffusion, si vous souhaitez partager vos trésors avec vos amis ou sur ce site. Les magazines doivent être conservés à plat, le mieux étant de les placer dans des pochettes individuelles en plastique neutre. La température ne devra pas dépasser les 20°C et l'humidité les 50%. Le papier est un mets de choix pour les moisissures et certains insectes ; il est aussi sujet à des dégradations chimiques et photochimiques. Surveillez donc régulièrement l'état de vos magazines. Enfin souvenez-vous que si le niveau de la température ou de l'humidité est important, les variations de ces paramètres, surtout si elles sont brutales, "fatiguent" vos photographies ou vos magazines. Et si un dommage survient, adressez-vous à un restaurateur spécialisé. Le mieux est de demander à une galerie, à un musée ... ou à moi ! |
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