MPV 
Photos France Pics 
Photos.../ Pics... 
Photos US Pics 
Magazines 
Studios 
Modèles / Models
Histoire / Memory 
Livres... / Books etc. 
Pratique / Q&A 
Liens / Links 
Modèles

Salvatore Boscarino
 
D'origine sicilienne, Sauveur (Salvatore, en français), né le 15 mars 1942, arrive en France à l'âge de 15 ans.
 
Ouvrier boulanger-pâtissier, il s'initie au sport  : boxe, gymnastique, haltérophilie, puis culture physique. Ce qui le conduit à diriger l'entraînement dans une salle d'Hénin-Liétard (commune du Pas-de-Calais, devenue entre temps Hénin-Beaumont).
 
Son palmarès n'est guère étoffé : plus bel athlète de Flandres en 1967, 68, 69 et 70 ; finaliste au Plus bel athlète de France en 1969 et premier à la demi-finale du Plus bel athlète de France en 1970.
 
Dernière trace trouvée par mes soins : Salvatore remporta le titre de champion de France IFBB vétéran (moins de 70 kilogrammes) en 1984.
 
Je ne sais si Jean Ferrero a photographié ce gaillard brun de 1,68 m et 74 kg. S'il ne l'a pas fait, je suis certain qu'il le regrette ! Les clichés reproduits ici sont tirés d'un numéro d'Olympe datant de 1971.







André Coutoula
 
Cet athlète, né à Agen en 1929 (?), figure dans les palmarès des concours pendant une douzaine d'années. En 1947, il se place cinquième dans le concours du plus bel athlète de France, remporté par André Drapp. Deux ans plus tard, en 1949, le même concours le voit terminer à la quatrième place, derrière le vainqueur Robert Duranton.  Même chose l'année d'après, en 1950 : quatrième place, vainqueur  Duranton. C'est la troisième place qu'il remporte en 1951 derrière le vainqueur - encore Duranton ! En 1952, le titre est remporté par James Mathé et Coutoula décroche... la troisième place à nouveau. Un modèle de persévérance.
 
En 1950, on le trouve dans le palmarès de M. Univers : troisième dans la catégorie III (1,67m à 1,74m). Fameuse année qui voit Steve Reeves remporter le concours, devant le britannique Reg Park, un petit français, Juan Ferrero, se classant troisième. Neuf ans plus tard, en 1959, au même concours (professionnel), André Coutoula arrive troisième de la catégorie des grands. Soit douze ans après avoir été classé pour la première fois.
 
Même s'il n'a jamais décroché de titre, André Coutoula, grâce à sa photogénie, a plusieurs fois figuré en couverture de magazines, pour La culture physique ou pour la revue belge Muscles : j'en reproduis quelques unes dans la rubrique concernée.
 
Photographié par Arax (cf Photos), il a aussi servi de modèle à Vince of London.


André Drapp
 
Né en 1920 (?), André Drapp, surnommé "le Lion de Lorraine", se fait connaître en 1947 en remportant le titre du plus bel athlète de France  ; en 1948, à Londres, il décroche le titre de M. Europe. La même année, France-Soir organise une soirée pour décerner des Oscars aux athlètes français : Marcel Cerdan remporte l'Oscar du meilleur boxeur, André Drapp celui du meiller lutteur.
 
Sa troisième place, toujours en 1948, au concours de M. Univers lui ouvre les portes de l'Amérique. De 1950 à 1956, il est sous contrat aux Etats-Unis et au Canada. Il continue ensuite en France jusqu'à ce qu'un accident de voiture le contraigne à la reconversion : il ouvre en 1970, à Vandoeuvre-lès-Nancy, une salle de sport, L'Elysée-Club.
 
Je ne résiste pas à vous livrer les commentaires, de 1964, de la revue Muscular Development : "André Drapp est le titulaire du titre M. France le plus remaquablement développé. Son développement abdominal et oblique est inégalé. Sa ressemblance avec une statue grecque saute aux yeux". Et il avait les bras aussi développés que ses mollets... et réciproquement (cf ses mensurations impressionnantes).





André Drapp en couverture du numéro d'octobre 1954 de The Reg Park Journal, en compagnie de Brenda Mee



Mensurations en 1947 : 1,75m et 80 kg, avec 130 de tour d'épaule, 115 de potrine, ceinture 78, bras 39, mollet 39, cuisse 59, cou 44. Saut en hauteur, pieds joints : 1,45m ; développé à deux bras : 96 kg.









Robert Duranton
 

Né le 11 septembre 1926 à Paris, il a commencé sa carrière comme culturiste. M. France quatre années de suite, de 1948 à 1951, Robert Duranton est ensuite devenu lutteur professionnel avant de connaître la célébrité comme catcheur, à l'époque où les matchs étaient retransmis à la télévision.

 

Il a également joué de petits rôles au cinéma, notamment dans Le Corniaud (1965), Le Casse (1971) ou Les Aventures de Rabbi Jacob (1973). Il est connu pour avoir mis au point une méthode d’entrainement le « cours athlétique Robert Duranton ».

 

Robert Duranton est décédé le 9 février 2005. La revue Le Monde du muscle et du fitness lui a consacré récemment un dossier (n°256 / Juillet-Août 2005). 



Très photogénique, Duranton fit la couverture de magazines étrangers, comme celle de Health and Strength le 15 décembre 1949 ou de The Weightlifter and Bodybuilder, de mars 1951, utilisant le même cliché d'Arax.







Couverture de Muscles Magazine, n°128, Mars-Avril 1965
Raymond Everlet
 
Athlète au palmarés étoffé de 1964 à 1969, originaire du vingtième arrondissement de Paris, où il naquit le 17 août 1939, Raymond Everlet, à l'allure de gendre idéal, concourait dans la catégorie moyens (1,74 m pour un poids de 83 kg et un tour de bras - formidable - de 44 cm). Il fut sacré à deux reprises M. France.
 
Dès 1964 en effet - année qui m'est chère -, il décroche le titre de M. France, dans la catégorie seniors grande taille (plus de 1,70 m).  Il faudra attendre 1969 pour le voir gagner son second titre.
 
En 1965, il termine second au concours du plus bel athlète de France, derrière Emmanuel Pluton ; en 1967, même rang mais dans la seule catégorie des moyens, le titre étant remporté par Clet Alcabelard (qu'il battra en 1969) ; en 1968, il finit premier dans sa catégorie mais second au classement général derrière Christian Barreau. Et la gloire le couronne à nouveau en 1969. Bravo l'artiste !
 
Moins chanceux au plan international, il obtient tout de même une cinquième place au concours du plus bel Apollon d'Europe en 1965 dans la catégorie taille moyenne, une troisième puis une seconde places, toujours dans sa catégorie, aux concours du plus bel athlète d'Europe 1965 et 1966 et enfin, en 1968, une belle cinquième place dans sa catégorie au concours de M. Univers.


Ferrero - pour lequel le port de Nice était vraiment un décor pratique - nous offre ici de gauche à droite Christian Ferrand, deux "Miss Côte d'Azur" (qui n'ont pas le droit de voir citer leur nom, les pauvres) et Raymond Everlet, "vedette et 1er prix à la Nuit de Nice 1964". Ciel ! Mais à rentrer le ventre comme cela, il me fait mal...


Christian Ferrand
 
De Nice, il se classa 3ème au concours du plus bel Apollon d'Europe dans la catégorie des juniors en 1963.
 
Avec Bud Lanter ici, un genou plié, il figure de face dans ma collection de photos.




Frank Hollfelder
 
Frank, de nationalité allemande, remporta en 1960 le titre de Plus bel Apollon d'Europe, dans la catégorie junior. En 1968, il participa au concours du Plus bel athlète d'Europe, mais ne réussit pas à monter sur le podium.
 
Frank servit de modèle notamment à Ferrero (ci-dessous, avec François Rossi) et passa à son tour derrière l'appareil.






Bud Lanter
 
 
Quelques commentaires sur ce modèle de Ferrero, à la tête de garçon sage.
 
Bud termina deuxième (ex-aequo) dans la catégorie seniors (taille moyenne) au concours du plus bel Apollon d'Europe de 1963.
 
Trop mimi, n'est-il pas ? Photogénique, comme ses camarades.


Bud Lanter, photographié par Ferrero dans l'arrière-pays niçois, en compagnie de Christian Ferrand. L'un a les pectoraux "ronds", l'autre les a plus "secs" et tous les deux ont participé au concours du plus bel Apollon d'Europe de 1963





Ci-dessus, on distingue Guy, sur la troisième marche du podium


Guy Mierczuk
 
Guy Mierczuk, originaire de Monaco, né le 23 juillet 1936, remporta le titre de M. Univers en 1959, devant l'américain Tomy Kono, invaincu depuis quatre ans.
 
Ce grand gaillard blond fut un champion complet ; il excella en saut en hauteur, en saut à la perche et en haltérophilie.
 
Il dirige aujourd’hui semble-t’il une salle de sport dans sa ville d’origine.
 
Commentaire de F. : il rentre beaucoup le ventre, quand même !
 










Ci-dessus, des photos de Luc Geslin.
A gauche, de Jan Eyck
Et à droite, d'Arax
Bernard Naceri
 
Originaire de Clamart, Bernard Naceri termina premier - catégorie seniors petite taille (petit, mais trapu !) - au concours du plus bel Apollon de France de 1959. L'année d'après, en 1960, il se classa sixième au concours du plus bel Apollon d'Europe (même catégorie), concours dont il sortit vainqueur en revanche en 1961. Cette année-là, il remporta également la quatrième place au concours de M. Univers professionnel (catégorie petits), ce qui lui valut de faire deux fois la couverture de revues physiques américaines.
 
Après ces trois années intenses, plus rien. Mais on trouve la trace peu de temps après d'un Bernard Naceri, plongeur de son état, à Nouméa : s'agit-il du même ? à suivre....





Lionel Ravaute
 
Ce lyonnais finit premier dans la catégorie des seniors (grande taille) au concours du plus bel Apollon de France en 1962, mais loupe le haut du podium en terminant second toutes catégories derrière le senior petite taille Jo Chailly (je précise sans tarder, pour lever toute ambiguïté, que les concours se faisaient habillés...). Il se classa cette même année troisième de sa catégorie au concours du plus beau culturiste français et quatrième ex-aequo au concours du plus bel Apollon du monde. Une belle année en somme.
 
Mais l'histoire s'arrête vite. Il termina cinquième en 1963, au concours du plus bel Apollon de France. Puis disparaît des palmarès. Qu'est-il devenu ?
 
Les deux photos en haut à droite sont à l'évidence plus tardives que les autres. Mais Lionel n'a pas perdu son sourire, qui le rend si sympathique.








 
 
La photo de gauche est tirée de Physique Artistry de l'été 1957 ; la légende indique que Lionel est M. France junior.






Helmut a déchaîné les passions ; un internaute m'a même demandé si je savais où habite aujourd'hui M. Riedmeier.





 
Les deux images ci-dessous m'ont été adressées de manière anonyme. Merci à l'expéditeur.

Helmut Riedmeier
 
Bien qu'allemand, Helmut Riedmeier a tout de l'athlète américain, aux formes généreuses et à la plastique massive. Question d'entraînement. Un beau gosse, bien bâti, au sourire à tomber, que de nombreux photographes fixèrent sur la pellicule. Walter Kundzicz, de Champion, fit en particulier de très belles photos de Riedmeier. Ce dernier, sûr de son charme, n'a d'ailleurs pas hésité à se dénuder devant l'objectif, se laissant même photographier dans un état que ni la peinture ni la sculpture n'ont beaucoup montré... les Germains sont moins pudiques que nous autres François.
 
Originaire de Münich, Helmut accèda en 1965 à la célébrité en remportant le championnat allemand, un an seulement après avoir fini premier chez les juniors dans la catégorie des grands. Il arpentera les années suivantes - jusqu'en 1983 - les couloirs des compétitions européennes et internationales, sans jamais décrocher de titre ; en 1966, il rata la plus haute marche européenne, terminant second derrière un certain Schwartzenegger. Plusieurs fois en tête dans sa catégorie (les grands), il échoua pourtant à ajouter un second trophée à son palmarès. 
 
J'ai placé ici quelques unes des nombreuses photos de lui qui existent ; l'oeil averti aura repéré que le postérieur rebondi - en plein téléphonage et en couleurs - de la page d'accueil est le sien.






François Rossi
 
De Nancy nous dit-on, François Rossi décrocha la troisième place au concours de plus bel Apollon de France en 1963, deux places devant Lionel Ravaute, dans la catégorie des grands.  Concourant en novembre de la même année pour le titre de plus bel Apollon d'Europe, il termina sixième de sa catégorie. 
 
Ferrero légende la photo qui figure dans la rubrique collection "Mr France" mais Rossi n'a jamais remporté le titre. Mystère...
 
Le cliché en bas à droite, dans le cadre du port de Nice, est tiré du numéro de Janvier 1966 de Man' World and Reg Park Journal. Il y est indiqué que Rossi a effectué, au cours de deux années passées, de grands progrès physiques.






Deuxième édition - 1937


Edition de 1952


Ci-dessus, deux superbes photos d'Arax, à comparer à celle qui figure dans ma collection, dont l'auteur est inconnu

Marcel Rouet
 
Né en 1909, décédé en 1982, "Apollon 1935", vainqueur à deux reprises du concours du plus bel athlète de France, en 1936 (devant Louis Battendier et André Rolet) et en 1943 (devant Marcel Perquier et Juan Ferrero - à ne pas confondre avec le photographe), Marcel Rouet fut un propagandiste de la "culture physique de force", autrement dit, de la musculation.
 
Créateur de méthodes d'entraînement, inventeur du mot "culturisme", rédacteur en chef d'une revue (voir la notice sur Apollon-Venus dans la rubrique Magazines), Rouet fut un auteur prolixe. Il écrivit en effet de nombreux ouvrages consacrés à la culture physique tels que Santé et beauté plastiqueToute la culture physique (maintes fois réédité) ou encore Le développement physique par l'exerciseur. Il publia également des livres sur la relaxation, dont il devint un spécialiste, ainsi que sur la sexologie. Toute la culture phsyique contient ainsi deux pages savoureuses sur la "vie sexuelle du culturiste", au ton très juste.
 
Sa carrière d'athlète est finalement moins importante que celle de "théoricien" propagandiste de la culture physique. Doit-on le regretter ? il nous reste ces clichés somptueux, "à l'antique", où Marcel Rouet est reconnaissable à sa petite fossette entre les pectoraux. Elle est bien visible sur la photo de gauche, tirée d'un numéro de La culture physique de 1938 tout comme sur la photo de ma collection. Je cite la légende d'un de ses portraits dans Santé et beauté plastique : " A remarquer le bourrelet des flancs formé par les grands obliques de l'abdomen. Ces muscles constituent le meilleur élément de la beauté corporelle masculine". En effet... C'est ce qui explique sans doute que Marcel Rouet ait été choisi pour figurer sur la couverture du premier numéro de la revue belge Muscles (voir la page Magazines) en 1946.
 
Ci-contre, Santé et beauté plastique, l'auteur en couverture et Toute la culture physique, avec un Marcel Rouet plus âgé, mais toujours très en forme.
 



Merci à D. pour cette planche tirée du Larousse 1971.